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Dans le cadre de la série Musiques du monde de l’Orchestre symphonique de Québec, le Palais Montcalm présente, le 26 janvier prochain, Arménie et doudouk, un concert consacré à la musique arménienne, et notamment au doudouk, instrument arménien dont la musique a été proclamée patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'Unesco en 2006.
Malgré son passé trouble et tragique – on pense évidemment au génocide de 1915 – la culture arménienne possède une tradition musicale d’une richesse exceptionnelle, et ce, tant dans le domaine folklorique que dans celui de la musique dite sérieuse. En plus de proposer des œuvres variées et représentatives de la culture musicale arménienne, le chef assistant en résidence de l’OSQ, Airat Ichmouratov, dirigera en première nord-américaine une des ses compositions intitulée David de Sassoun, poème symphonique basé sur un des mythes fondateurs du peuple arménien. D’une écriture brillante et colorée, l’œuvre n’est pas sans rappeler les superbes fresques symphoniques de Rimski-Korsakov ou de Prokofiev.
Le soliste invité de la soirée, Hampartsoum Djabourian, sera le joueur de doudouk, cet instrument à large anche double et un des symboles de la musique traditionnelle arménienne. Grand spécialiste de l’instrument, Hampartsoum Djabourian, viendra en faire valoir toutes les ressources dans des arrangements d’hymnes religieuses médiévales ainsi qu’à travers une suite de mélodies arméniennes du compositeur Vartaped Komitas.
L’Orchestre interprétera aussi des pages d’Ippolitov-Ivanov et du plus grand représentant de la musique classique arménienne, Aram Khatchaturian, dont on pourra entendre des extraits de la musique de scène de Mascarade (dont la célèbre valse) et du ballet Gayaneh, dont fait notamment partie l’étourdissante et toujours populaire « Danse du sabre ».