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Véritable superstar en Afrique, le malien Bassekou Kouyaté et son groupe Ngoni ba sera de passage au Palais Montcalm le 25 novembre. Deux fois lauréat du Prix Miroir au Festival d’été, Bassekou Kouyaté est considéré comme l’un des plus grands virtuoses du ngoni, un instrument traditionnel du Mali qui est en quelque sorte l'ancêtre du banjo. Sonorités traditionnelles, groove exaltant et virtuosité impressionnante!
Lors de leur passage au Festival d’été de Québec en 2010, Bassekou Kouyaté et Ngoni ba ont remporté le Prix Miroir musiques et folklores du monde. À cette occasion, le jury avait d’ailleurs souligné l’impressionnante performance de la chanteuse Amy Sacko dont la voix divine a émerveillé et charmé la foule. L’an dernier, toujours dans le cadre du Festival d’été, Bassekou Kouyaté a remporté un 2e Prix Miroir avec AfroCubism, un groupe réunissant des musiciens cubains et maliens.
Ayant côtoyé les plus grands dont Toumani Diabaté, Youssou N’Dour, Taj Mahal, Bela Fleck et le vétéran des bluesmans maliens Ali Farka Touré (qu’il a accompagné notamment sur le désormais mythique album posthume Savane), Bassekou Kouyaté a développé un style unique et s’est taillé une réputation enviable sur la scène internationale. Récoltant prix et honneurs partout où il se produit, ce griot malien s’est fait connaître avec son album Segu Blue paru en 2007. Il a, par la suite, enregistré I Speak Fula (Je parle Peul) en 2008, un album, alliant modernité et traditions, mis en nomination dans la catégorie « Meilleur album de musique traditionnelle » aux prix Grammy 2010.
Né en 1966 dans le village de Garana, aux abords du fleuve Niger, Bassekou Kouyaté est le digne descendant d’une lignée de grands joueurs de ngoni (dont son père Moustapha). Quoique respectueux de l’héritage, Bassekou Kouyaté s’est permis de révolutionner la façon de jouer de cet instrument traditionnel. Dans les années 80, ce jeune musicien a créé une véritable commotion sur la scène du Buffet de la Gare (une boite de nuit réputée au Mali où les grands musiciens comme Salif Keita ont débuté leur carrière) en jouant du ngoni debout pour la première fois. Ce jeune griot ne s’est pas contenté de révolutionner la façon de jouer de son instrument mais il a aussi inventé un ngoni basse aux notes plus graves et a ajouté des cordes pour augmenter les possibilités harmoniques de l’instrument. Depuis, grâce à sa glorieuse carrière, il contribue largement à la promotion de cet instrument à travers le monde.