François Richard en 5 questions

8 février 2020

Catégorie Le Journal de Nicolas Houle
Types Entrevue
Écrit par : Nicolas Houle

François Richard en 5 questions

François Richard fait partie des vétérans de la scène musicale québécoise, mais dans une catégorie bien à lui. Il est en effet un des rares flûtistes à rouler sa bosse dans le milieu de jazz. Celui qui a fait ses début dans les années 1970, avec l’Orchestre sympathique, et qui a piloté l’ambitieux Nouvel Orchestra, s’amène à la salle D’Youville avec son quartette. Découvrez-le ou redécouvrez-le en cinq questions et réponses.

Vous avez eu un coup de cœur très tôt pour la flûte. Qu’est-ce qui vous attiré dans cet instrument?

Au départ, je pratiquais la flûte à bec à l’âge de 8 ans, ayant déjà appris la théorie musicale avec ma mère, qui était surtout pianiste. Elle jouait la flûte à bec alto dans un grand ensemble semi-professionnel, et ce, dans une section où il y avait un joueur de flûte traversière. J’ai adoré cet instrument et j’ai commencé à jouer la flûte traversière un an plus tard.

Vous avez étudié auprès d’une légende : feu Jean-Pierre Rampal. Que retenez-vous de ses enseignements?

Ce fut un très bon début, car ma première prof de flûte, Madame Gail Grimstead, avait obtenu un premier prix en flûte classique au conservatoire de Paris sous la tutelle de Monsieur Rampal. Alors quand Rampal était en tournée, il se produisait à Montréal et elle m’a présenté à ce grand maître de l’époque. J’ai donc reçu quelques cours privés entre l’âge de 10 et 16 ans lors de ses séjours à Montréal. J’en retiens une passion pour la musique et un exemple de technique instrumentale exceptionnelle. 

C’est difficile de se faire une place dans l’univers jazz avec la flûte?

Pas facile, car ce n’est pas le premier instrument de prédilection pour cet univers musical, même s’il y a eu des périodes où ce fut plus populaire comme les années 1970 et 1980. J’ai écouté Herbie Mann et Roland Kirk, ce qui m’a inspiré pour l’improvisation, et ensuite mon coup de cœur au niveau virtuosité fut Hubert Laws.

 

 

Sauf erreur, votre quartette existe depuis 1997, dans différentes moutures. Parlez-nous de votre équipe actuelle…

Avant de relancer le nouveau quartette en 2016, je produisais surtout des ensembles jazz avec section de cordes, et ce, entre 2008 et 2016, ayant pris une pause de jouer à quatre musiciens. L’album Nouvel Orchestra (2008) témoigne de cette période. Le pianiste Guillaume Martineau, qui était relativement un nouveau venu sur la scène jazz, m’invita à jouer ses compositions originales avec son groupe. Ce fut vraiment super et je l’invitais par la suite à jouer dans mon groupe, entre autres sur le dernier CD du quartette intitulé Libération. Rémi-Jean Leblanc était alors intéressé à participer au projet ainsi que Martin Auguste. Quelle équipe dynamique et, il faut le mentionner, intergénérationnelle!   

À quoi peut-on s’attendre avec ce nouveau spectacle?

En grande partie, le groupe va jouer le répertoire original de l’album Libération, ce qui reste une primeur car cette musique était inédite avant la parution du CD en 2018. Il y aura sûrement de belles surprises au niveau des improvisations sur une rythmique passant de la tradition à la modernité.

Le François Richard Quartet sera en concert à la salle D’Youville du Palais Montcalm le 22 février 2020.

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