David Myles David Myles, le musicophage

18 juin 2020

Catégorie Le Journal de Nicolas Houle
Types Entrevue, Vidéo
Écrit par : Nicolas Houle

David Myles, le musicophage

On a vu David Myles toucher à peu près à tous les styles musicaux, qu’il s’agisse de folk, de rockabilly ou de hip-hop, mais pour son douzième album, l’auteur-compositeur-interprète a décidé de se recentrer et d’arriver avec quelque chose de plus personnel. Ainsi est né Leave Tonight, un album nuancé, parfois mélancolique, empreint d’une indéniable authenticité.

David Myles

Le temps d'une chanson

Rencontrez le polyvalent auteur-compositeur-interprète David Myles… le temps d’une chanson.

Si, cette fois, il y a des influences à pointer chez l’artiste originaire du Nouveau-Brunswick, désormais installé à Halifax, c’est sans doute les crooners des années 1950, le jazz West Coast des années 1960 ou encore la folk des années 1970. Or ici, ce n’est pas un artiste qui s’amuse avec les styles qui est à l’avant-plan, mais plutôt un musicien qui utilise différents langages musicaux pour mieux exprimer des éléments personnels, comme le décès de son père, et cerner ses priorités.

«Il y avait ça qui était important et maintenant j’ai 39 ans, j’ai deux enfants et ça fait 15 ans que je fais ce métier, confie-t-il. Ç’a été des années assez dures pour moi parce que de plus en plus je me sens coupable quand je suis sur la route. […] Il y a toujours cette tension entre la famille et le travail…»

Cette proposition intimiste n’en est pas moins recherchée, avec des cordes ici, des chœurs, là, voire même un duo sur fond de bossa-nova. Myles voulait faire un album où tout coule de source, où tout semble facile, même si pour parvenir à donner cette impression, il y a forcément eu beaucoup de travail.

D’une langue à l’autre

Leave Tonight succède au Grand départ, qui a été le premier album de David Myles en français. Le principal intéressé l’avoue, ce n’était pas une mince affaire que s’éloigner de l’anglais. Il a beau avoir grandi avec les deux langues officielles en bouche, il est en premier lieu anglophone. Cependant, il a fait les choses sérieusement et même s’il est habitué de travailler seul sur son matériel, il a senti qu’il devait s’entourer de francophones comme Gaële ou Carole Facal pour l’épauler côté textes. Il a aussi décidé de travailler en studio à Montréal avec le réalisateur François Lafontaine (Karwka), pour lequel il n’a que de bons mots.

«La chose la plus importante pour moi, c’est que je sais que ce ne sera pas la fin, c’est le début! C’est le premier des albums en français. C’est sûr que je vais faire la plupart de mes albums en anglais, mais je vais faire d’autres albums en français parce que j’ai appris plein de choses, surtout avec la langue. C’est comme une immersion qui continue!»

En fait, l’aventure a été tellement déterminante que désormais, quand Myles se met à écrire, il peut identifier si sa nouvelle chanson naîtra dans la langue de Shakespeare ou dans celle de Molière…

David Myles

L'entrevue complète

Une rencontre avec Nicolas Houle, directeur de la programmation du Palais Montcalm

Éternel curieux

Avec une douzaine d’albums en 15 ans, David Myles peut se targuer d’avoir un rythme de création soutenu, qu’il attribue à son amour de la musique. Un amour doublé d’une curiosité qui sont si forts qu’ils lui ont permis de se retrouver dans des projets diversifiés comme We Love Belafonte, avec Florence K. et plusieurs autres, son aventure étonnante avec le rappeur Classified et même à publier un livre pour enfant, Santa Never Brings Me A Banjo, qui était, en premier lieu, une chanson de Noël…

«Ma petite fille, qui avait 4 ans à l’époque, m’avait dit «Mais pourquoi Santa Never Brings Me Banjo n’est pas un livre?» J’ai dit «Je n’ai aucune idée, mais c’était vraiment une bonne idée!»»

Et après avoir passé un coup de fil à sa gérante, David Myles s’est bientôt retrouvé à ajouter un livre au nombre de ses parutions!

Comme la plupart de ses pairs, David Myles est présentement à la maison à prendre soin de la petite famille, mais aussi à espérer pouvoir renouer avec la scène, question de présenter son nouveau matériel. Voilà une douzaine d’années qu’il joue avec les complices Alan Jeffries (guitares) et Kyle Cunjak (basse, contrebasse), au point où il écrit ses compositions avec eux en tête. Aussi, lorsque viendra le temps de prendre la route, il y a fort à parier qu’ils seront à ses côtés. Myles rappelle d’ailleurs qu’il y a quelque chose d’unique qui prend forme lorsque des musiciens jouent ensemble depuis longtemps : «Je peux prendre des décisions sur scène, si je veux changer quelque chose, car les musiciens connaissent toutes mes chansons. On peut aller n’importe où! Et j’adore ça parce que j’adore le jazz et pour moi un spectacle c’est un peu comme ça. J’aime bien faire un spectacle où l’on sait ce qu’on va faire, mais si je vois que le public est prêt pour quelque chose, on peut aller là-bas.»

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